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vendredi 18 juin 2010

C’est avant tout une histoire de copains, souvent anciens des Beaux Arts de Valence, qui pensent qu’il est préférable qu’il y ait quelque chose plutôt que rien ! Tous maîtrisent un ou plusieurs moyens d’expression artistique. En collaboration avec l’association Mistral Deluxe, ils exposent leurs travaux à Valence, du 23 au 26 juin 2010 de 15h à 20h. Ce sont les « Itinerrances des poissons rouges », dont le vernissage se tiendra le 22 juin à 19h00, salle Des Clercs. « Itinerrances », parce que l’exposition(s) se tiendra, dans des boutiques et des appartements du centre ville, ainsi qu’à la Salle Des Clercs, lieu de départ du parcours et surtout de rendez-vous. Lucile Chemarin, coordinatrice du projet, explique que l’artiste, aux prises avec son projet, est un peu comme un poisson dans un bocal jusqu’à ce que l’idée initiale se concrétise par une toile, une installation, une chorégraphie, un film ou encore une sculpture … Lucile, par ailleurs artiste multimédia, exposera sa série de portraits photo « Les Princes » au Train Théâtre en septembre. Ces Itinerrances démontrent qu’il reste possible, moyennant beaucoup d’énergie et de volonté, de produire et faire connaître des créations en dehors des chemins plus balisés de l’art « institutionnel ». Le public est invité à arpenter ces chemins qui, à Valence, ouvrent des portes sur d’autres univers.


Laurent Tulasne

Pour en savoir plus...

Fraichement diplomée d’un DNSEP en juin 2007 aux Beaux Arts de Valence (26), j’alterne ma pratique artistique autour de la photographie et de ses différents moyens d’exposition, cherchant à chaque fois de nouvelles manières de mettre en scène l’image.
Mes premiers travaux photographiques furent dès le début orientés et soutenus par des textes. Julia Kristeva fut à travers ses livres « Etranger à nous-même » et « Histoires d’amour » l’initiatrice de mon parcours sur le thème de la femme, de la souffrance dans la solitude et du narcissisme.

J’ai tout d’abord commencé par faire des diaporamas, ce qui m’a value l’initiation à la pratique vidéo. La vidéo était d’abord pour moi une manière d’agrandir l’image à volonté, puis je fus amené à filmer de courtes séquences en plan fixe, cela restait dans le champ de la photographie puisque le film ne proposait aucune histoire et qu’un seul plan.
Mes premières installations furent très inspirées des travaux de David Claerbout et Thierry Kuntzel.
Depuis cet instant je n’ai cessé de chercher à mettre de la profondeur dans mes images, en mélangeant plusieurs médiums.

En parallèle de l’école je travaillais tout d’abord pendant 2 ans sur le concept et la communication dans un collectif d’artistes, nommé la (Krwa) Roze, qui présentait des interventions comme des installations vivantes.
C’est là que je dévellopais mon intérêt pour la pratique performative et le théâtre de rue.
Ensuite je travaillais avec des compagnies de théâtre de rue ce qui m’amena à réfléchir cet espace de représentation entre le clown et la sincérité d’un corps en difficulté, ainsi que sur l’espace d’exposition traditionnel (le musée pour l’art, la rue pour les arts de la rue, la danse et l’espace scénique).

Ceci m’orienta à présenter pour mon diplôme "une performance" Solitude(s) qui mettait en scène quatre femmes placées sur des socles tel des statues, des tableaux vivants et répétaient en boucle un geste, un texte ou des chansons représentant ainsi les états solitaires, perturbés, amoureux et contradictoires de la femme, de son rapport sensible et poétique parfois narcissique et hystérique au monde et aux autres.

Lucile chemarin